L’Amour et la Nostalgie: Un Poème Touchant

Amour toujours l’amour

J’aimais jadis tes mots menteurs

A l’heure des beaux jours

Quand tu réveillais ma torpeur

J’aimais aimer je crois

J’aimais l’amour lui-même

Le rire des amants sournois

Les caresses comme la crème

Amour tu m’as fourvoyée

Souvent j’ai cru en tes détours

Amour tu m’as foudroyée

Plus souvent qu’à mon tour

Aujourd’hui que j’ai le poil blanchi

Les amants se font plus rares

Je n’ai plus de doux amis

Pour me servir un verre à boire

Amour tu fuis les vieilles maitresses

Tu préfères les frais minois

Et tu réserves ta tendresse

Aux femmes en fleurs dans les sous-bois

Partir revenir

Partir revenir
Revenir repartir

Arpenter la salle
Des pas perdus
Toute perdue
Désorientée

La bousolle démagnétisée

Les rêves oubliés
Collée à la triste réalité
Du monde désenchanté

Partir revenir
Revenir repartir

Comme l’oiseau sur la branche
Jouer des mains et des hanches
Siffloter le dimanche
Et puis retrousser ses manches

Y penser oublier
Se souvenir, en rêver
S’y tenir et s’y perdre
S’en soucier s’en défaire

Ciels

image

Ciels de perspectives infinies
Sur des ciels de matin
Neufs
Ciels de soirs
Aux jours
Plus morts que vifs
Ciels de matins calmes
Ciels d’après la nuit
Trop blanche
Ou trop noire
Ciel d’après nuée
Ciels de brumes
Aux bords des cils
Ciels de pains
D’épices
Ciels de soirs
De miel
Ciels mouillés
D’une attente
Sucrée

Ciels, ciels

Poème

Mon immeuble se fait beau
On y joue du marteau
Dès l’aube au boulot
La perceuse sans repos

Mon immeuble vibrillonne
Les murs tressautent et sonnent
Ma douce maison résonne
Tape, tape, tape et tonne

Mon logis a du pot
On lui fait le cadeau
D’une nouvelle peau
Et c’est très rigolo

Hymne à l’inventeur du bouchon d’oreille

Hymne à l’inventeur du bouchon d’oreille
A toi le protecteur des amants de Morphée
Toi qui sur nos rêves et nos cauchemars veille
Que tu sois ici à jamais remercié

On ne saura jamais qui tu es d’où tu viens
Ni comment cette idée dans ton esprit germa
Fille peut-être d’Ulysse attaché à son mât
Protégeant ses amis des sirènes par ses soins

On ne dira jamais la joie des douces pauses
D’une âme reconnaissante par toi rassérénée
Repose, ami très cher, que ton âme virtuose
S’unisse au souffle serein de nos sommeils réglés